Situation actuelle

Situation actuelle : évolution rapide de l’enjeu

 

Le Campus Saint-Jean (CSJ) fait face à un grave sous financement opérationnel et structurel chronique depuis des années.

 

En effet, le CSJ ne reçoit des subventions provinciales que pour 70 % de ses étudiants à temps plein. En fait, le CSJ ne reçoit des fonds du Campus Alberta Grant que pour le quota établi de 528 étudiants FLE, alors qu’il en accueille 750 annuellement. Il y a donc un important manque à gagner afin de répondre à la demande.

 

De plus, le financement fédéral reçu par le CSJ en vertu du Programme des langues officielles en enseignement (PLOÉ) n’a pas changé depuis sa dernière bonification, en 2003. Ainsi, en dollars réels, ce financement a progressivement réduit.

 

Deux annonces de réductions budgétaires provinciales

 

À cette situation chronique et précaire s’ajoute l’annonce de nouvelles réductions budgétaires provinciales importantes des subventions de base aux institutions postsecondaires par l’Alberta, incluant une réduction de 4,7% en décembre 2019, à laquelle s’est ajouté une nouvelle réduction de 8,6 % pour l’année 2020-2021, pour un total de 13,3%. Le gouvernement de l’Alberta a également interdit aux institutions postsecondaires d’avoir recours à leurs fonds de réserve, privant le CSJ de la possibilité d’éponger lui-même son manque à gagner de 1,5 millions $.

 

Ainsi, l’ACFA apprenait au printemps 2020 que le déficit de plus de 1,5 millions $ pour le CSJ pour l’année 2020-2021 représentait le coût de 44 % des cours que le CSJ offrirait normalement (180 sur 409 cours planifiés pour 2020-2021).

 

Des coupures aussi drastiques auraient des impacts importants sur les étudiants et la communauté en général, notamment :

 

    • Des programmes pourraient être entièrement supprimés ;
    • La taille des classes augmentera et les choix de cours et de programmes deviendront de plus en plus limités ;
    • Les étudiants prendront plus de temps pour terminer leur programme ;
    • Les étudiants pourraient avoir à suivre plus de cours en anglais (sur le campus principal) pour terminer leur diplôme.

 

Un plan mitoyen approuvé mais toujours 1M$ à trouver

 

En avril dernier, le CSJ devait soumettre un plan et un budget équilibré à l’Université de l’Alberta. Initialement, pour atteindre un budget équilibré, le CSJ parlait de couper 180 cours sur une possibilité de 409, ce qui impliquait aussi des coupures de programmes. Le Campus Saint-Jean a proposé un plan mitoyen qui permettra à tous les programmes d’être maintenus, mais qui implique de couper 77 cours de sa programmation normale et qui nécessite de trouver un million de dollars pour équilibrer son budget. L’ACFA a eu la confirmation que cette proposition ira de l’avant pour septembre 2020. Pour l’ACFA, cette proposition va tout de même à l’encontre des directives du ministre qui avait indiqué que les mesures budgétaires devaient se limiter aux aspects administratifs des institutions postsecondaires et ne devaient pas affecter les étudiants. Elle va aussi à l’encontre de l’entente de 1976 dans laquelle la province et l’Université se sont engagés à opérer, maintenir, améliorer et développer la programmation du CSJ.

 

Lors des rencontres avec l’Université, l’ACFA a notamment cherché à comprendre d’où proviendra le million de dollars manquant dans le budget du CSJ. Ceci n’est toujours pas clair. D’abord, le CSJ ne pourra pas utiliser ses fonds de réserve. L’ACFA a également demandé des clarifications sur l’attribution du Campus Alberta Grant, étant donné que la portion de la subvention provinciale reçue par le CSJ ne correspond au nombre d’étudiants actuels (FLE). Malgré les explications reçues, rien ne laisse présager qu’il y aura un ajustement du financement provincial alloué au CSJ. De ce que l’ACFA comprend, l’Université offrira une flexibilité financière au CSJ en cours d’année, grâce à sa liquidité interne, mais l’Université s’attend à ce que le gouvernement fédéral vienne combler ce manque à gagner d’ici le 31 mars 2021.

 

U of A for Tomorrow : des propositions surprenantes

 

Lors de rencontres avec l’Université de l’Alberta, le nouveau président Bill Flanagan a discuté de l’importante restructuration à venir à l’Université de l’Alberta. Il a invité l’ACFA à prendre part au processus. L’ACFA comprend que cette initiative de restructuration vise à réduire les coûts, notamment en réduisant le nombre de facultés et en réduisant la superficie sur laquelle opère l’Université. L’ACFA a partagé son inquiétude concernant la référence lors des assemblées publiques à des exemples d’universités ne comptant que cinq facultés. L’ACFA a promis de répondre à cette invitation en soumettant un mémo, ce qu’elle a fait le 29 juillet 2020. La communauté est d’ailleurs invitée à lire le mémo et partager sa rétroaction. Cependant, c’est avec consternation que l’ACFA a appris par Radio-Canada, le 30 juillet 2020, que six des neuf scénarios, présentement envisagés par l’Université de l’Alberta, proposaient la disparition du Campus Saint-Jean.

 

Lors des rencontres, M. Flanagan a aussi émis l’idée de déménager le Campus Saint-Jean au Campus principal, en raison des coûts d’entretien des installations existantes. Pour l’ACFA, l’intégration du CSJ au Campus principal entraverait sérieusement la capacité de créer une expérience immersive en français pour les étudiants. De plus, l’entente de 1976 est claire à deux niveaux : premièrement, la Province et l’Université ont reconnu que le programme doit être maintenu dans des installations séparées du Campus principal de l’Université de l’Alberta afin qu’il soit exploité dans l’atmosphère francophone nécessaire à son succès ; deuxièmement, la Province s’est engagée à fournir les fonds nécessaires pour que l’Université puisse continuer d’opérer, maintenir, améliorer et développer les programmes, mais aussi les bâtiments, l’équipement et les fournitures du Campus Saint-Jean sur le site actuel.

 

Des investissements en infrastructure, mais rien pour le CSJ

 

Malgré une demande et une croissance sans précédent, le Campus Saint-Jean souffre également de sous-financement chronique, notamment en matière d’infrastructures. La plus récente construction au Campus Saint-Jean fêtera bientôt ses 20 ans. Le gouvernement de l’Alberta a refusé à répétition de répondre aux besoins immobiliers du Campus Saint-Jean et n’a fourni aucune contribution provinciale équivalente aux fonds fédéraux offerts pour des projets d’infrastructures au Campus Saint-Jean depuis de nombreuses années.

 

Récemment, le gouvernement de l’Alberta a annoncé un engagement de 98 millions de dollars pour améliorer l’infrastructure de plusieurs établissements postsecondaires de la province. Or, aucun financement n’a été accordé au Campus Saint-Jean et ce, malgré que le gouvernement fédéral se soit engagé à financer la moitié d’un projet d’infrastructure de 8 millions de dollars, si la province en investit autant.

 

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Current situation: Rapid evolution of the issue

 

The Campus Saint-Jean (CSJ) has faced a serious operational and structural financial deficit for years.

 

The CSJ only receives provincial grants for 70% of its full-time students. In fact, the CSJ only receives funding from the Alberta Grant Campus for the established quota of 528 FLE (French as a Foreign Language) students, while it welcomes 750 annually. There is therefore a significant financial shortfall in order to meet demand.

 

Furthermore, the federal government’s Official Languages in Education Protocol (OLEP) funding has been frozen since 2003, such that OLEP funding has significantly reduced.

 

Two Announcements of Provincial Budget Cuts

 

Coupled with an inability to compensate these chronic budget shortages, budget reductions of 13.3% since December 2019 have led to a reduction in operational expenses, making it increasingly difficult for the CSJ to carry out its mission. The Government of Alberta has also prohibited post-secondary institutions from using their reserve funds, denying the CSJ the opportunity to absorb its 1.5-million-dollar shortfall itself.

 

The ACFA learned in Spring 2020 that there would still be a shortfall of more than 1.5 million for the CSJ 2020-2021 fiscal year. This represents the equivalent of 180 out of the 409 scheduled courses for 2020-2021 (or 44% of total scheduled courses for this upcoming university year).

 

Such drastic cuts would have a major impact on students and the overall community in various ways, including the following:

 

    • Some programs may need to be cut entirely;
    • Class sizes will increase and program choices will become increasingly limited;
    • Students will have to complete their programs over a longer period of time;
    • Students may have to take more classes in English (on the University of Alberta’s Main Campus) in order to finish their degree.

 

A Contiguous Plan Approved, but Still $ 1M to Find

 

Last April, the CSJ was to submit a plan and a balanced budget to the University of Alberta. Initially, to achieve a balanced budget, the CSJ was considering cutting 180 courses out of a possible 409, which also involved program cuts. The Campus Saint-Jean then proposed a contiguous plan that would allow all programs to be maintained, but which would involve cutting 77 courses from its normal programming and also require finding a million dollars to balance its budget. The ACFA has received confirmation that this proposal will go forward for September 2020. In the ACFA’s view, this proposal still goes against the directives of the Minister, who had indicated that the budgetary measures should be limited to the administration of postsecondary institutions and should not affect students. It also goes against the 1976 Agreement, according to which the province and the University agreed to operate, maintain, improve and expand the College (CSJ) program. In meetings with the University, the ACFA sought in particular to understand from where the funds will come in order to cover the million-dollar shortfall in the CSJ budget. This is still not clear. To begin, the CSJ will not be able to use its reserve funds. The ACFA also requested clarification on the allocation of the Campus Alberta Grant, given that the portion of the provincial grant received by the CSJ does not match the number of current students (FLE). Despite the explanations received, nothing suggests that there will be an adjustment in the provincial funding allocated to the CSJ. From what the ACFA understands, the University of Alberta will offer financial flexibility to the CSJ during the year, thanks to its cash flow, but expects that the federal government will come to fill this shortfall by March 31, 2021.

 

U of A for Tomorrow: Surprising Proposals

 

During meetings with the University of Alberta, the new President, Bill Flanagan, discussed the important restructuring to come at the University of Alberta. He invited the ACFA to take part in the process. The ACFA understands that the U of A for Tomorrow restructuring initiative aims to reduce costs by decreasing the number of faculties and the University’s footprint. The ACFA shared its concerns about the references made during town hall meetings to examples of universities having as few as five Faculties. The ACFA promised to respond to the invitation by submitting a memo, which was sent on July 29, 2020. The community is invited to comment on this memo. However, it was with dismay that the ACFA learned from Radio-Canada on July 30, 2020 that six of the nine scenarios currently being considered by the University of Alberta proposed the disappearance of Campus Saint-Jean.

 

During both meetings, Mr. Flanagan also put forward the idea of moving the Campus Saint-Jean to the University’s main campus, due to costs of maintaining the existing facilities. For the ACFA, the integration of the CSJ into the main campus would seriously hinder its ability to create an immersive French experience for students. In addition, the 1976 Agreement is clear on two levels: first, the Province and the University acknowledged that the CSJ program must be maintained in facilities separate from the University of Alberta’s main campus in order that it be operated in the French environment required for its success; second, the Province committed itself to providing the necessary funds not only so that the University can continue to operate, maintain, improve and expand the CSJ program, but also to maintain the buildings, equipment and supplies of the Campus Saint-Jean on the current site.

 

Investments in Infrastructure, but Nothing for the CSJ

 

Despite unprecedented demand and growth, the Campus Saint-Jean also suffers from chronic underfunding, including capital funding. There has been no investment in new constructions at Campus Saint-Jean in almost 20 years. The Government of Alberta has repeatedly declined to respond to the Campus Saint-Jean’s needs in capital funding and has refused for many years to match any federal funds for infrastructure.

 

Recently, the Government of Alberta announced $98 million in funding to improve infrastructure for several post-secondary institutions across the province. However, no funding has been announced for the Campus Saint-Jean even if the federal government has already demonstrated its commitment to fund half of an $8 million project on the condition that the province provides matching funds.

 

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