Défaite en Cour suprême du Canada pour l’affaire Caron-Boutet: Une immense déception pour la communauté francophone de l’Alberta

EDMONTON, LE 20 NOVEMBRE 2015

C’est avec une profonde déception que l’ACFA a accueilli le jugement de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Caron-Boutet. « Nous vivons une triste journée. Nous sommes des citoyens canadiens à part entière. Il est donc difficile d’accepter que parce que nous habitons en Alberta, nos droits linguistiques historiques ne soient pas reconnus » témoigne le président de l’ACFA, monsieur Jean Johnson. Le jugement confirme donc que la province de l’Alberta peut voter ses lois en anglais seulement. Du coup, la validité constitutionnelle de la Loi linguistique de l’Alberta de 1988 est confirmée. Pour l’ACFA, il est essentiel que le jugement soit rapidement suivi d’une discussion sincère entre l’organisme porte-parole de la francophonie albertaine et le gouvernement de l’Alberta. « Ce matin, suite à la publication du jugement, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec le ministre responsable du Secrétariat francophone de l’Alberta, l’honorable David Eggen. Ce dernier a réitéré sa volonté de bâtir une relation solide avec la francophonie albertaine. » note monsieur Johnson. La population francophone de l’Alberta est dispersée partout en Alberta et est en constante croissance, notamment dû à la migration interprovinciale, l’immigration et les programmes d’enseignement du français. Il est donc primordial de répondre à ses besoins et d’accroître l’offre de services en français. « Le rôle de l’ACFA est de représenter les intérêts collectifs de la communauté francophone de l’Alberta et nous continuerons de travailler avec le gouvernement de l’Alberta. Nous voulons continuer de contribuer à bâtir une Alberta plus forte, inclusive et ayant une place de choix au sein de la confédération canadienne » conclut Jean Johnson. L’ACFA tient à remercier sincèrement les deux citoyens albertains, messieurs Gilles Caron et Pierre Boutet, ainsi que tous les témoins, témoins experts, avocats et autres personnes impliqués dans le dossier qui ont fait preuve d’une profonde détermination et d’un engagement exemplaire pendant près d’une décennie, en se tenant debout pour le plein respect de nos droits linguistiques. Rappelons que l’affaire Caron-Boutet cherchait une clarification sur la question constitutionnelle touchant les droits linguistiques des francophones de l’Alberta, de la Saskatchewan et d’autres juridictions. L’ACFA avait demandé le statut d’intervenante dans cette cause à cinq reprises afin de représenter les intérêts globaux de la communauté francophone de l’Alberta. Depuis 1926, l’ACFA est l’organisme porte-parole de la communauté francophone de l’Alberta. Son rôle est de faire valoir les intérêts de cette dernière et d’assurer son développement global. -30- Pour consulter les annexes, visitez le site Web de l’ACFA.

ANNEXE 1 : L’histoire des francophones de l’Alberta ANNEXE 2 : La constitution du Canada et le statut officiel du français en Alberta
ANNEXE 3 : La francophonie albertaine aujourd’hui
ANNEXE 4 : Ailleurs au pays

Pour information générale :
Cynthia Huard, adjointe aux affaires publiques
T 780.466.1680 x. 204
c.huard@acfa.ab.ca

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