20200311 – L’ACFA réitère la nécessité d’apporter des modifications au formulaire court du recensement de 2021 afin de dénombrer adéquatement les ayants droit

EDMONTON, LE 11 MARS 2020 – Hier après-midi, la présidente de l’ACFA, madame Sheila Risbud, a témoigné devant le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes, dans le cadre de leur étude sur le dénombrement des ayants droit.

Elle a profité de l’occasion pour réitérer la nécessité d’apporter des modifications au formulaire court du recensement de 2021 afin de dénombrer adéquatement les ayants droit. « Statistique Canada ne recense qu’une seule des trois catégories d’enfants admissibles à l’instruction en langue française. Cette problématique ne date pas d’hier. Elle perdure depuis 1982, l’année de l’entrée en vigueur de l’article 23 de la Charte. Depuis 1982, Statistique Canada a mené sept recensements. En réalité, ce sont sept occasions ratées. » a mentionné madame Risbud.

Rappelons qu’en février 2017, l’ACFA et la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta avaient déposé le tout premier mémoire d’envergure sur les modifications nécessaires au recensement. Ce mémoire avait aidé le Comité permanent des langues officielles à recommander : « que le gouvernement du Canada mandate Statistique Canada d’ajouter obligatoirement au Recensement de 2021 des questions permettant de dénombrer tous les ayants droit au sens des alinéas 23 (1) a) et b) et du paragraphe 23 (2) de la Charte, dans son interprétation la plus généreuse ». L’ACFA est donc étonnée que Statistique Canada hésite toujours à mettre en œuvre cette recommandation.

« La prochaine et dernière étape est connue de tous. Le gouvernement fédéral doit prescrire les questions visant à dénombrer les enfants de tous les ayants droits sur le questionnaire court du recensement et non pas seulement sur le questionnaire long. Rendu à ce stade dans le dossier, seul un geste politique permettra de garantir la pérennité de nos communautés francophones en situation minoritaire. Je suis optimiste que le gouvernement prendra la seule et bonne décision. » conclut-elle.

Le mémoire déposé hier ainsi que les notes d’allucution de madame Risbud sont disponibles sur le site Web de l’ACFA.

Depuis 1926, l’ACFA est l’organisme porte-parole de la communauté francophone de l’Alberta. Son rôle est de faire valoir les intérêts de cette dernière et d’assurer son développement global.

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Source :

Diane Fournier, adjointe aux affaires publiques, ACFA
d.fournier@acfa.ab.ca
T 780.466.1680 poste 216

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